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Tous les voyages ont une fin, mais ici, ce ne l’est pas encore, cest d’abord une escale à Singapour, ville située dans une île portant le même nom et qui se loge contre une presqu’île de l’indonésie =D ; cette ville regorge de grandes tours qui poussent comme des champignons, et en l’année 2019, celle où je suis en train de renouveler mon blog voyages, il semble que ce n’est pas encore la fin

 

 

Extrait Tour du Monde 1982

Chapitre quatre :

de retour dans le continent asiatique

Singapour

Dimanche 14 novembre

Un dédale de couloirs garnis de plantes de toutes sortes nous conduit, tête levée vers des fleurs fantastiques vers un escalier roulant que l’on emprunte et qui nous mène dans un vaste hall où les douaniers nous attendent patiemment.
Tout cela se fait dans une ambiance relaxe accompagner d’une musique de grands magasins.
“No problems”, seulement une petite estampille sur notre passeport.
Nous voilà arrivés dans un rôle encore plus grand.
Les coins sont garnis par des chutes d’haut tombant derrière un fabuleux parterre de fleurs de toutes sortes.
On admire cela, les pieds reposant sur un immense tapis plain bien épais.
On est aussi entouré d’un tas de duty free shops.
Vraiment c’est un magnifique et immense aéroport !
François est plus pressé que moi pour aller aux bagages claim.
Une brève attente et voilà nos bagages sur le chariot.
un passage devant des douaniers qui nous laissent tranquille et, dès notre sortie, on est interpellé par un homme tenant en main un grand papier portant nos noms.
Une Mercedes noire 230 nous attend à l’extérieur pour nous mener au president merlin hotel.
Une climatisation agréable et un moteur qui tourne par à-coups (voir la Mercury de Californie), nous mène par une autoroute entourée de poteaux lumineux couverts de bougainvilliers grimpants et d’autre végétation tout aussi luxuriante.
Voilà Singapour : ville lumineuse comme toutes les grandes villes.
De grands buildings bord de la chaussée et c’est le passage de la kullang river par un immense pont joliment fait.
Nous voilà arrivés sur la « nicoll highway », puis à droite vers « serangon road » puis encore à droite sur « kitchener street » et « president merlin hotel », immense bâtiment en forme de Y à 20 étages.
On y accède par un grand escalier de marbre et arrivons dans un hall luxueux garni de miroirs.
Tout cela est conditionné. Il y fait un peu froid quand on dit reste trop longtemps, mais c’est agréable quand on en a assez de cette chaleur « asiatique ».
Deux lift nous mènent à la chambre 1518 et attendent naturellement leurs «dringuelle” en théorie, elle est interdite, et puis s’en vont.
Voilà une bonne nuit qui commence. Il est minuit local et trois heures du matin à Nouméa où je pense qu’Olivier Florence et Coralie dorme profondément.

Lundi 15 novembre

Singapour, ville du lion, se lève sous le soleil.
Quel luxe ! On est arrivé à tel point que l’on se sent honteux, enfin, on en rigole et on se trouve face à la petit déjeuner américain avec jus de fruits, two eggs, bacon, lard and etc…
et suivi d’ananas, de papaye et de melon, enfin de toasts et confitures, enfin voilà l’été à volonté.
Notre première journée comprend une promenade le matin.
Enfin je retrouve cette chaleur étouffante de Bombay et Delhi.
Cette chaleur rappelant un merveilleux souvenir dans le passé à travers la du Nord.
Cette ambiance de commerçant.
Voilà cette odeur d’encens qui embaume les comptoirs les produits à vendre.
Cela me semble que ce fut hier que je suis revenu des Indes.
Il n’y a plus de passer, tout est au présent.
Voilà une ville asiatique où l’on ne voit que des voitures japonaises et des gens propres de même que les rues : 500 $ Singapour à celui qui jette un papier à terre ou à celui qui fume en bus ou en ascenseur. Cela fait réfléchir.
Revoilà l’odeur d’encens au milieu de ces arcades qui couvrent les trottoirs et qui viennent des échoppes les plus diverses.
Voilà des rickshaws équivalents à ceux des Indes, seulement le passager est assis à côté du conducteur et non à l’arrière.
« sprangoon road » est le boulevard que l’on vient de découvrir pendant cette bonne balade matinale avec un bon déjeuner de midi : pâtes chinoises accompagnées de sauce des plus diverses et de piments les plus piquants.
Nous voici au pied de l’hôtel partant dans un petit bus nous menant dans un grand bus partant du cockpit hotel (voir plan de la ville).
Nous voilà mené jusqu’au « scenic park », au « mont faber », par une petite route à sens unique.
Voilà 20 minutes de libre : on peut admirer la porte de Singapour la au loin ainsi que l’île sentosa vaste parc et plage.
Un magasin de cartes postales de papillons et de livres, un téléphérique menant jusque santosa, une vue extraordinaire et un panneau indiquant la direction et la distance de quelques villes du monde au capitales :
on admire tout cela sous le sifflement des grillons pareils à une bouilloire qui siffle.
Voilà les 20 minutes écoulées est repartie après avoir traversé chinatown et le centre auparavant.
Voilà un arrêt au tiger balm garden : jardin où se trouve des tas de sculptures en plâtre (?) Pas être peint et représentant des bouddhas, des gens travaillant la terre, des tours, des animaux aux couleurs vives.
Ce n’est pas terrible je trouve car c’est statuts ne sont pas naturels.
Il fait chaud, l’orage commence à gronder au milieu de ce jardin illustrant la mythologie chinoise et de jolis comptes bizarres.
25 minutes passent et on est distrait à la sortie, par un possesseur de boa constructor : François lui donne quelques sous pour avoir le serpent à son coup et sur les épaules.
Puis on repart dans ce luxueux bus à air conditionné et sommes guidées par le magnifique accent anglais (on est plus en Amérique !) D’une petite jeune femme.
Le car s’arrête dans une cour intérieure d’un bâtiment à plusieurs étages : ce sont des manufactures : et oui, c’est comme en Italie, ce sont des visites de fabrique, puis c’est la salle d’exposition.
On commence par la fabrique de batiques et décolorants que l’on n’applique sur les tissus.
Ensuite ce sont les bains de tissu dans des bassines d’acier.
Voilà sur le mur, bande défère à «batiques » c’est-à-dire des moules en fer ayant des formes géométriques, servant à dessiner des batiques en série.
Voilà la salle d’exposition garnie de ces soies aux couleurs et dessins très vifs et très jolis : de toutes les couleurs.
Nous passons à une fabrique d’orfèvrerie où nous nous trouvons dans la salle d’exposition dans laquelle il y a presque autant de petits bibelots très nombreux que de petites femmes nous proposant telle ou telle chose.
Un petit atelier de fabrique de petits pots se trouve au fond à droite dans lequel on peut y voir de petites dames s’occupant à tourner et à polir des pots en étain..
Voilà la visite ! Nous voilà repartis dans ce car luxueux, dans lequel le tiers des places seulement est rempli.
Le voyage gratuit nous conduit enfin au jardin botanique.
Là, on ne peut pas se séparer, de peur de se perdre, et heureusement on se trouve à proximité d’un des plus beaux joyaux de ce jardin c’est-à-dire des orchidées.
Ici il n’y a pas besoin de serre : la nature le rapport tout ce qu’elle désire.
Inutile de dire et de décrire tous ces joyaux de la nature que sont ces orchidées.
Il y en a de toutes les couleurs et même certaines qui poussent à partir d’un tronc d’arbre.
On pourrait dire que c’est un élevage d’orchidées : François y connaît très bien le mécanisme et le processus : une explication détaillée du phénomène sera des plus intéressants.
Ce jardin est merveilleux et tout y grandit sous cette chaleur moite et humide.
Voilà la faim de l’excursion de Singapour.
La conclusion est que l’on ira revoir le jardin botanique(ce qui ne sera pas le cas…)
le souper se fera au restaurant «savoy » c’est un restaurant chinois qui se trouve dans une galerie commerçante non loin du p merlin hotel.
Nous voilà rentré repu après une bonne journée.

Mardi 16 novembre.

« sarangoon road, jalan bezar », la traversée de Victoria Street, puis Beach road et nous voilà à queen Élisabeth walk.
Il fait chaud et les midi, on admire le monument de guerre 1914 1918.
De la queen Élisabeth walk, on aperçoit le lion de merlion park, que l’on atteint après avoir traversé la anderson bridge.Anderson étant un ingénieur ayant fabriqué ce pont en 1894 environ.
Le lion a environ 8 m de haut, il crache de l’eau et été érigé en 1972 au bout d’une petite presqu’île à l’embouchure de la Singapore river (The Merlion… )
voilà une bonne marche faite depuis ce matin. Au roulent à gauche à Singapour.
On se restaure au bout de la singapore river en mangeant de délicieuses pâtes chinoises agrémentées de nombreux piments accompagnés d’un coca chinois, boissons toujours agréables pendant ces heures chaudes.
On continue notre promenade en passant près du monument de sui stanford raffles et de l’opéra.
Ensuite, on se trouve au pied de buildings fantastiques extraordinaires.
L’orage grondera un peu, mais il ne pleuvra pas beaucoup.
Goûter dans un McDonald’s, européen, et grenache à travers centre commerciaux, bondés, dans ce quartier se trouve au bord de chinatown.
De retour par l’Emperess place, et par l’arrière de la “supreme court, and hall” et nous voilà sur un petit parc, une verdure en pente qui sur plombe la ville.
À l’avant-plan se trouvent des maisons en construction.
De retour au milieu de ses anciennes maisons chinoises, de cette ambiance où un parfum se déploie au bord des rues. Ce parfum dansant qui égaye encore plus c’est ambiance et c’est eux vie durs que mènent tous ces gens et ces artisans nombreux dans le quartier.
Nous reviendrons au pm par Victoria Street, hill Street, jalan bazar, et vers serangoon road.
Un superbe repas au restaurant chinois termine cette journée asiatique et nostalgique car l’ambiance des rues rappelle un peu celle des Indes à Bombay.
Je m’habitue bien aux baguettes et me débrouille bien pour manger mes needles entouré de nombreux pots de sauce différente et voilà la dernière nuit à Singapour qui commence…

mercredi 17 novembre.

Ce dernier jour commence avec des aventures : après ce délicieux et dernier déjeuner au P.M., nous voilà pris dans une aventure et à embarras avec ce chauffeur de taxi refusant de nous conduire au jardin chinois ou prix c’est-à-dire qu’il voulait que l’on ne paye plus cher.
Un «shut up » et un «shut the door » apposé et nous voilà en direction de jurong town c’est-à-dire n’en jardin en traversant la jungle épaisse sous une chaleur moite sur une freeway, je veux parler de la pan island expressway.
Le chauffeur nous arrête devant l’entrée du chineese garden dont nous commençons le tour après avoir passé un beau portique.
Promenade autour d’un étang à poissons rouges, d’embarcadères prodigieux, devant une belle cascade ; ainsi que l’ascension au sommet d’une tour chinoise ; pique-nique sous un auvent servant à marier les touristes venant des quatre coins du globe.
Tout cet ensemble est bien entretenu : de jolis arbres de jolies pelouses.
Ensuite, c’est le tour du jardin japonais qui se trouve non loin du précédent.
De jolis ponts courbés au-dessus de l’eau stagnante, des pelouses, mais manquant un peu d’imagination.
Ce sont plutôt des lieux de promenade où l’on flâne que de lieu où l’on pourrait admirer deux choses curieuses.
L’orage gronde fort pendant que nous attendons patiemment un taxi.
La chance est avec nous : un chauffeur nous accepte seulement que si l’on va en ville.
Heureusement, car la pluie battante, cette pluie torrentielle, équatoriale inonde la freeway en moins de temps qu’il faut pour le dire, et ce n’est plus qu’un immense lac, et on ne voit plus la route.
La crainte nous a poussé à rentrer tout pour être attend à l’aéroport de Changi.
Nos bagages reviennent de la consigne de l’hôtel où ils ont passé la journée. Une camionnette nous prend à 19 heures pour arriver à changi vers 20 heures.
changi airport, nous revoilà !
Adieu Singapour, adieu lumière, adieu cascade, adieu jardin, adieu plantes et orchidées, adieu Asie et au revoir est étouffant.
François achète une montre au duty free en souvenir, mais surtout parce qu’il n’en avait plus : c’est une casio digital.
Ensuite nous voilà encore épatés par ce luxe de l’aéroport.
Je veux parler des salles d’attente : des tapis plein super moelleux, ainsi que des sièges luxueux, et surtout la télévision en couleurs où il y avait un feuilleton américain, genre Lhomme 3 milliards…
Delon tapit roulant nous aide à traverser les longs couloirs.
Le jumbo d’uta venant de Jakarta nous attend.
On laisse passer les gens en transit avant nous, comme de coutume, enfin, c’est à nous de monter à bord et nous voilà assis au bord d’un hublot côté droit et agrémenté par un Australien ou un anglais
Il fait noir durant tout ce vol et après un décollage (avant-dernier), nous montons dans les hautes masses atmosphériques, nous survolons paraît-il Madras et Bombay et nous voilà en train de descendre sur la piste balisée de l’aéroport de Bahreïn environ une heure du matin heure local.

Jeudi 18 novembre

Bahreïn une heure du matin, il y a 19° à l’extérieur et un ciel étoilé, un aéroport sur une île de sable et puis c’est tout.
À l’intérieur de l’aéroport nous sommes en transit dans un grand rôle rectangulaire avec 5,5A,6,6A gates de sortie, des dutyfree et notamment des pralines godivas, «the best of the world from belgium ».
La monnaie de Bahreïn ne vaut pas grand-chose à comparer à d’autres.
De l’autre côté du hall on aperçoit une autoroute éclairée qui s’en va au bord de la mer Rouge.
L’attente est déjà finie, c’est de nouveau l’avion, on commence à sentir la fatigue et on attrape une certaine lassitude de l’avion. Enfin il ne reste plus que 5h30 de vol et puis ce sera fini, ou presque,
Il fera noir jusqu’à la faim. Le film « tout feu tout flamme » excellent ce joue et est un bon film.
Ce sera un long vol dans lequel chanteront les militaires.
Le dernier décollage est effectué : Bahreïn disparaît dans le noir, comme il était venu.
Ce dernier vol marque le terme d’un long voyage est excellent ; ou touffus extraordinaires.
On a vu tellement de choses, on n’en a tellement entendu, que l’on a fini par croire tout ce que l’on nous dit, même des choses les plus ahurissantes telles que la pêche à l’épervier.
Je crus que ce fut la pêche aux poissons au moyen d’un rapace dressé, un rapace capturant des dizaines de poissons à la fois.
Fallait-il réagir ou non !
On crut tout de même au filet à la faim.
C’est séquoia grandiose, c’est flamboyant aux 1000 fleurs, ses orchidées parfumées, c’est dômes immenses et colossaux, cette poussière étouffante est salissante, ce taximan de mauvaise humeur, tout cela entrecoupé de longs vols agréables où l’on mange bien et où il est difficile de pouvoir s’installer à côté d’un hublot ; ces vols où l’on vit un voyage aussi long que le crépuscule.
Des militaires chantent à cœur joie et à gauche déployée dans ce “cargo” qui survole Paris.
Le train d’atterrissage est déployé et on aperçoit des lumières dans le noir. Enfin, pas encore mais presque…
les roues vont toucher… pas encore ! Mais si ! Non ! On ne sait plus…
les militaires chantent à tue-tête et félicitent le commandant de bord, le capitaine Arlet qui vient de réaliser un atterrissage des plus spectaculaires.
Bref, on n’a rien senti, le moment où les roues touchent le sol c’est extraordinaire.
Paris : il fait noir, 11° et l’aéroport de Roissy est lugubre lorsqu’on traverse les sous-sols en tapis roulant, puis les escaliers roulants à travers des couloirs transparents qui nous mènent à la réception des valises.
Je trouve un chariot.
François n’est pas encore là, car je me suis faufilé par une douane où il y avait beaucoup moins de monde que dans celle de François.
Une attente qui n’en finit pas. Toujours pas de valise, et non il y en aura pas… car il faut aller voir un autre tapis roulant, où elle nous attente pour être déposée sur une charrette jusqu’au bus gratuit qui nous mène au métro.
Revoilà l’Europe dans le noir, à travers les vitres du train, il est 7h45 et il fait toujours noir dehors.
Voilà des paysages où les arbres n’ont plus de feuilles.
Ont-ils été brûlés ? Ou est-ce la chute des feuilles saisonnières !
Voilà une réflexion un peu bizarre au terme d’un périple formidable.
Nous voilà arrivés à la gare de Paris-Nord, ayant déposé les bagages à la consigne et buvant un petit coca et une bière au café du coin dans lequel est exposé de la bière d’Orval !

Voilà l’animation des rues de Paris.
Paris, une autre ville après Singapour, Bahreïn, Sydney, Nouméa, Papeete, Los Angeles et San Diego.
Un train corail de couleur orange nous a ramené dans notre pays natal où j’ai été accueilli par une surtaxe de 125 francs belge à cause d’un détour par Bruxelles, venant de Paris.
Bruxelles Midi, et voilà François qui quitte le train.
Quant à moi, je l’ai quittée à verviers, gare provinciale, assez vétuste et ancien, m’a abrité sous une pluie fine et moulante.
Voilà la Belgique, je me suis dit, mais me voilà à peine habitué et non dépaysé après un bon bout de temps, le temps qu’il a fallu pour réaliser le voyage sans retour.

FIN

Jean-Pierre de Harenne 1982

ANNEXE :images du journal du tour du monde :