Pavillon Sumitomo

 Du 6 septembre au 12 septembre 1985 avec Jean-Pierre et Philippe L.

Mon engouement pour les expos universelle est à son apogée et nous entraîne Philippe L. et moi vers des contrées les plus éloignées en vue de les admirer.

Voici le journal d’une aventure passionnante dans laquelle nous avons voyagé en voiture de location dans un pays où nous ne connaissions absolument pas la langue malgré l’anglais utilisé très peu dans les campagnes.

  Vendredi 6 septembre à 13 00 h

– Le 00-SLB est là, on dirait qu’il nous attend… En gate 33.

– Il est 10h30 à l’aérogare de Zaventem au moment du check in.

– C’est le suspens, partirons-nous où pas? Le « guichetier n’est pas très pessimiste, c’est encore bon signe.

– Que de préparations pour un voyage si court en durée de séjour et si long en distance, mais qu’importe, profitons-en…

– Voilà déjà plusieurs mois, en mars, cela se mijotait déjà; bien sûr, il y a eu tous ces cours avion que j’ai du suivre auparavant, mais il ne fallait pas rater « Tsukuba expo 1985 ».

–  Comme bagage, je pris une carte d’auberge de jeunesse, permis international, me renseignai ensuite pour les trains au Japon, en réalité, on se trouvera dans un hôtel à Gotempa avec une « can » de coca-cola où mieux, avec une can de bière « Sapporo ».

 A l’aéroport de Bruxelles, c’est le grand suspens,… « Attendez encore 4 minutes » enfin, les billets: éco et 2 places au fond… cela sera vite arrangé et nous nous retrouvons assis dans la première rangée de business class, après avoir assisté au take off du cockpit à 1300 h environs.

 C’est le baptême de l’air de Philippe.

 Le vol jusqu’à Anchorage dure 9 h environs. Déjà, nous apercevons le port d’Anvers , puis Rotterdam avec plage et mer agitée, puis traversée agréable au- dessus de la mer du Nord;

le menu est accompagné d’une entrée à l’Européenne: Poisson formé de petits légumes avec bordeaux pour J-P et Philippe choisit le bourgogne blanc. Ensuite repas chaud à la japonaise au-dessus des îles Shetland.

 Voici maintenant le Groenland à travers le hublot: Nous y apercevons peu de neige mais beaucoup de congères semble-t-il. De grandes îles aux vallées très larges devenant plus petites vers le nord; elles sont très arides.

 Plus tard, nous atteignons Fairbanks avec du saumon au champagne (Pommery, S.V.P.);

 Nous ne serons pas au cockpit pour le landing d’Anchorage qui est très joli, d’après Madame Gilson, hôtesse.

 Il est 12h30, il y a 12°C et on est toujours le 6 septembre; ici, c’est l’Amérique avec ses grosses voitures, ces « trucks bien connus  – Anchorage semble être situé dans une immense vallée sauvage aboutissant dans un « bras » de l’Océan Pacifique et entouré à l’est par des montagnes enneigées. La végétation est de petite taille, et est composé de feuillus et de résineux.

 Nous apercevons des « oies(?) » à travers la terrasse d’un aéroport dont l’intérieur est luxueux comme les américains savent le faire.

 Nous apercevons aussi quelques buildings et , surtout, des tas de petits avions qui volent de tous côtés (hydravions).

 Je me souviens aussi d’un ours blanc empaillé à Anchorage airport international, d’un petit (cerf) 10 cors et loup.

 45 minutes plus tard, nous embarquons avec 5 personnes en plus dont la mère d’une hôtesse invitée au cockpit; elle aura toute les peines du monde à lutter contre la peur après les blagues racontées par le commandant sympa, (Pissendorf).

 Heureusement, nous avons pu garder les mêmes places en business.

 Nous décollons d’Anchorage; je me trouve aussi au cockpit; nous apercevons une magnifique chaîne de montagnes avec les plus grands glaciers jamais vus; c’est de toute beauté, surtout vu à 9000 pieds de haut d’un DC 10; puis c’est le cap sur les Aléoutiennes par la voie la plus proche des U.R.S.S.

 Une collation et un petit déjeuner seront servis durant les 8h de vol annoncés et qui semblent bien longues. Il fait toujours clair et voilà 18h que nous sommes partis.

 « Mais flûte, où se trouve Melon, dit le commandant; le F/O ne se tracasse pas et décide la descente sur New Tokyo airport; la vue de deux nuages en enclume se rejoignant 5 min. plus tard attire mon attention. La descente au-dessus du Pacifique est forte, surtout avec un virage impressionnant sur la droite.

 Voilà les terres japonaises droit devant, à l’horizon, ,puis apparaît une côte bordée d’usines et de maison alignées – puis des rizières, c’est très vert, Voilà le Japon…

 Un virage à gauche et voilà la piste; bizarre- qui se présente. Le SLB approche en crabe, car il y a un grand vent de côté venant de droite. les sticks bougent dans tous les sens; Le train droit touche le sol, paf! Puis on corrige; le train gauche touche enfin le sol à son tour, en douceur, cette fois. Ouf, l’avion ne dévie pas. Après air touché le nez au sol, c’est ensuite le taxi sur la piste P . « Où est la gate, demande le commandant; A gauche, répond son voisin, Le marshall apparaît en jaune canari avec ses « sucettes et stop. Non, on avance encore un peu et paf! arrêt brutal! Tant pis pour les passagers maladroits étant déjà debout; Un de ceux ci vient rouspéter. Comme T.R. il y a eu une panne d’altimètre capt à la montée d’Anchorage.

 Narita airport est assez banal comme tous ces aéroports modernes, il est en forme de V coupé au milieu et dont les extrémités sont appelés wing nord et wing sud.

 Echange travaillés chèques et les adieux aux autres belges effrayés à l’idée de voguer à l’aventure.

 Nous passons notre première nuit au Narita hôtel airport, une nuit chaude et bien méritée effrayés par le corps de garde qui surveille l’aéroport.

 Nous sommes arrivés au Japon à 15h00 le 7 septembre après avoir traversé la ligne de changement de date… et nous nous endormons après avoir passé une journée ensoleillée de plus de 26 heures et sans avoir vu la nuit.

Le 8 septembre 1985.

 Il est 9h30 quand Philippe et moi nous nous réveillons. Hurry up, Breakfast closing at ten! Le jus de fruit est toujours aussi délicieux, j’en reprends 3 fois ainsi que les premières salades à la japonaise. Ces algues sont très bonnes.

 Retour à Narita airport où j’inaugure ma crédit Card par une location d’une superbe Nissan à air conditionné.

 Nous voilà partis à 60 km/h roulant à gauche et  découvrant les premiers paysages – très verts – et découvrant les contours de Tokyo avec ponts en béton surplombant cet immense port qu’est la baie de Tokyo.

 Evidemment, tout est écrit en japonais, et cela ne pose pas de problèmes à Philippe qui est excellent lecteur de cartes.

 Traversée de Kawasaki et fin de l’autoroute à Yokohama; nous nous dirigeons sur Godawana par le chemin des écoliers où il y a des feux tous les 500m; 40 km et deux heures de route; nous quittons Hakone et nous nous dirigeons vers les premiers contreforts du parc d’Hakone que Philippe compare avec des sommets ardennais, ce qui est une flatterie pour notre contrée car ces montagnes sont plus hautes, avec sommets arrondis et couverts de plantations d’une sorte de cyprès.

 Les cigales chantent à volonté; il y a du soleil et il fait chaud, donc nous ouvrons les fenêtres de la voiture pour nous rafraîchir; non, je suis distrait, car il fait trop chaud. Nous les refermons et c’est le conditionnement qui rafraîchit.

 Nous mettons ainsi le cap sur cette fameuse route 138 et après un arrêt à un « Inn » en forme de moulin-plaque tournante-, steak et 50 cl de SAPPORO, bière japonaise nous reprenons la route et traversons Gotempa dans le noir, le but est de rejoindre le lac de Yamanaka pour y camper, mais voilà, on vient de perdre la n° 138 et on se retrouve dans un motel. Il est 11h30 et nous nous endormons après avoir essayé les cabinets TOTO, équipement sanitaire avec mode d’emploi.

LE 9 SEPTEMBRE 1985

Matin mouvementé mais ô quelle merveille en ouvrant la fenêtre! seulement une petite déception, il n’y a pas de chapeau blanc: C’est le mont Fuji-Yama!

 Une promenade matinale, et j’aperçois le moulin de la veille, donc, nous ne sommes pas encore arrivés à Gotempa, le noir de la veille nous a paumés. La NBC T.V. nous a réveillé avec ses réclames de pub. No breakfast this morning, et après avoirs salué le chef, nous repartons vers Gotempa en continuant le même chemin que la veille au soir, mais nous tournons à droite, cette fois-ci.

 Nous traversons une forêt merveilleuse composée d’une sorte de cyprès local, et ensuite nous arrivons à Yamaka lake, lac se trouvant au pied du mont Fuji-yama, ce dernier étant caché sous la brume.

 plage touristique et de pierres volcaniques; l’eau n’a pas l’air froide. Arrêt, visites, cartes postales et lunch japonais. Tout cela se fait dans une ambiance de paix et de tranquillité et entourés de bateaux en forme de cygne.

 Nous décidons de quitter cet endroit tranquille dans l’après-midi et de traverser Tokyo sans escales, faute de temps, car il reste quelques places pour le vol retour du mercredi soir, mais le suivant, celui du samedi affiche complet.

 La route continue jusque Fujiyak…, Vue superbe du Fuji-San, sans neige, mais sa masse est imposante, on dirait un terril gigantesque et assez régulier.

 Philippe a décidé de prendre le volant et nous aboutissons à l’expessway venant de Nagoya; les ponts et tunnels se succèdent ainsi que les champs de riz dans les vallées ; ces vallées sont elles-mêmes bordées de sommets découpés d’anciens volcans maintenant boisés.

 Quel fut notre étonnement de voir les policiers nous guider sur la route lors de chantier: Ce sont des automates: Ces policiers « poupées » que l’on voit à presque chaque carrefour nous indique la circulation.

 Quel émerveillement devant ces paysages toujours plus beaux. Nous quittons trop vite ces vallées superbes et traversons la plaine de Tokyo.

 Des immenses viaducs, nous apercevons avec stupeur ces maisons serrées les unes contre les autres. Nous devons suivre et surtout garder la direction « true traffic » pour ne pas aboutir dans Tokyo que l’on veut éviter. Les n°s de sorties, étant indiquées, nous finirons par les éviter toutes malgré la circulation très dense et notre vitesse d’escargot nous nous retrouvons sur la N 6 qui est la fameuse Joban expressway, construite spécialement pour l’expo.

 Tokyo est interminable; des buildings et bâtiments de toutes sortes sont les uns cotre les autres: Tout est serré et étroits, aussi bien les rues ou notre « freeway », et tout cela grouille de monde.

 La Joban expressway est tout le contraire: Une trois bande mais d’une largeur incroyable par rapport au « ring » de Tokyo.

 Voilà un arrêt et un parking, c’est un arrêt cold drink, puis nous repartons vers Tsukuba qui, de nouveau, après avoir tourné en rond sur cette fameuse « 125 » et une frayer face à un cyclo fou…, nous trouvons ô chance un « ryokan » sorte d’hôtel japonais, à 20 min. de marche de la Gate Nord de l’expo. Nous passons une nuit sans breakfast ni super après s’être expliqué très facilement par geste, surtout avec un expert comme Philippe.

 Plus tard, à 8h45, nous pouvons apercevoir Phil et J-P entrer par la Gate nord, croisant tous les gens qui commencent à sortir de l’Expo.

 Que c’est joli de voir ces lumières et entendre cette musique « ce n’est qu’un au-revoir » et l’hymne de la joie venant de baffles fixés au pied des arbres. Sonorisation impeccable et calme divin: Tout le monde est parti et à 22h quand on ferme l’expo, nous avons pu déjà repérer tout ce qu’il y a à voir le lendemain.

 Cette première nuit de ryokan sera la meilleure du séjour. Le bâtiment en bois, de style typiquement japonais ne semble pas très ancien;  à l’intérieur, le bois sent bon. Les chambres sont alignées le long d’un couloir, l’ensemble rappelle un peu une « stabulation libre pour veaux ». même si la comparaison ne semble pas attrayante, le décor y est pur japonais et la nuit en Kimono y est très agréable…

 LE 10 SEPTEMBRE 1985

 La Gate nord est crowdly dès notre arrivée à 8h30 du matin. Les deux can de 0,5l de bière n’ont pas brouillé notre estomac. Phil et J-P sont en forme. Quel sera l’émerveillement de Phil devant une can d’un l de bière! Encore un petit sou dans la machine et c’est une can de …3 l ! qui lui tombe en main…

 La voiture restant au parking du Riokan, nous nous ruons à travers la foule vers une première attraction d’un pavillon japonais: C’est le pavillon de la « mobilité »: Extraordinaire!: Wagonnets qui montent au- dessus d’une grande sphère et redescend en face de trois grands écrans où l’on projette des fils à sensation de vitesse – au- dessus des glaces de l’Alaska,- déserts puis prairies. Ensuite, nous nous dirigeons vers un ascenseur qui nous monte face à un panorama de l’ensemble de l’expo- Préfecture Ibaraki.

Ensuite, je me trouve dans le pavillon de l’histoire, Phil préférant les pavillons sans file; il me retrouve au pavillon belge à 2h. On y voit une projection représentant les grands monuments historiques du Globe sur un immense écran de 180°, ensuite, c’est le pavillon des communications téléphone japonaises, la « NTT3, téléphone du futur. Ensuite, passage au pavillon du NEC où on me remet des « access cards » pour entrée à 13h50, ce qui m’incite à laisser un message au pavillon belge pour Phil. Rendez-vous à 15h., puis passage au cirque Bolchoï russe puis le Jumbo cyclotron de Sony- Le plus grand écran T.V. du monde où l’on peut y être filmé: Ce système fonctionne grâce à un alignement de trois lampes bleu, rouge, vert qui donnent le jeu des couleurs.

 La meilleure distance pour voir cet écran T.V. est de 150m; puis retour au pavillon du « NEC » où on embarque et décolle en navette spatiale (vue sur 3×9 écrans grâce à un computer, on choisit  une des trois réponses aux questions posées: la moyenne des bonnes réponses répondues par le public, c.à.d. par chaque computer est prise en considération et l’engin spatial se base sur cela pour se diriger; malheureusement, on va foncer dans une nombreuses météorites et on va redescendre trop vite sur terre. Ceux qui ont répondu faux apparaissent à l’écran, ensuite viennent les autres. Ce pavillon est formidable et on en ressort un peu étourdi, car les sièges vibrent comme des vrais, idem Disneyland 1982 en Californie (L.A. Mars planète)

 Retour chez les Belges (Pavillon Belge) où Philippe me retrouve de justesse; il sortait du pavillon français qui était extra: C’est moins le cas chez nos Belges, à part la raquette de tennis en diamant où or exposée, Tintin, Bob et Bobette se vendent très bien, les japonais semblent apprécier . Le computer expliquant la composition de notre gouvernement (Martens et Cie…) ne semble pas intéresser les Japs: de plus on lui a mis une étiquette « don’t touch »: Les japonais préfèrent donc aller jouer au computer ailleurs: Il y en a assez. On voit encore quelques livres touristiques sur Bruxelles et le stand du Diamant.

 Passage au Mitshubishi, pavillon où on est mené dans l’espace en bateau et vues de futures satellites mitshubishi et la vue de la terre, la plus belle planète de l’univers.

 Nous retournons visiter de « l’homme et son histoire » et les générations futures: Plateforme tournante et écran 360°: Impressionnant (Pavillon TBM). Stand Amérique: visite macro-micro univers; puis retour au NEC pavillon où trois bras articulés où robots s’amusent à tenir une boule en l’air avec un sèche-cheveux- Quelle adresse! Et tout cela sans avoir sélectionné eux-mêmes leur programme en plaçant eux même leur cassette de programme! Extraordinaire!

 Nous repassons devant le Sony screen.

 Il y a aussi le stand aux oiseaux: Que c’est génial de projeter des images et dessins animés représentant des oiseaux en couleurs sur un bassin où des petits jets d’eau font office de points de couleurs.

 il y a aussi le pavillon IBM en forme de cylindre « caché dans une pyramide »: C’est dans ce pavillon que se trouve le nom de tous les grands inventeurs de notre histoire tels que ceux nommés Sir Henry  CAVENDISH- 1870- sur un panneau doré environs 60cm x 40cm…

 Nous pourrons encore voir un défilé; nous repassons encore pour la énième fois devant l’écran Sony, puis collation aux saucisses et autres plats cuisinés japonais.

 Après s’être rassasiés de bière « Kier » (?) et colds drinks (car ce fut une journée cold drink- nous nous dirigeons pour refaire la file au pavillon « trois dimensions ». Philippe, impatient aura vite fait de quitter la file car il préfère se promener – Quel dommage pour lui, car 40 min. plus tard après recold drink dans la file plus une séance et demi d’image T.V. extraordinaire sur la mer, j’arrive enfin au bout de la file et après une autre séance T.V. sur les sports et tourisme au Japon, c’est enfin un spectacle extraordinaire et époustouflant que d’assister à ce spectacle, au pavillon SUMITOMO où on assiste à une projection 3 dimensions en relief qui a pour thème « l’amour de l’homme pour la nature » pour le futur. Ce film décrit le rêve d’une petite fille avec son chien, comment ils se trouvent au-delà d’une journée fantastique à travers la nature – Yosemite- par exemple! Erika et le Chien Bozo nous vivre une projection époustouflante où tout est en relief – projection stéréo- qui nous vient aux yeux en stéréo à l’aide de lunettes données à l’entrée du cinéma. C’est le meilleur film en relief présenté sur écran au monde; projeté sur écran de 18×8,5m, on y voit voler des mouettes dans la salle, les confettis qu’Erika nous souffle semblent coller aux lunettes; son ballon passe entre nos deux yeux; il suffit de l’attraper en main; il est à quelques centimètres de notre figure! Quel effet époustouflant à quoi on assiste: Les cinémas pourraient faire fortune; ce sera peut-être le cas ici, dans 10 ans même si les lunettes sont comprises dans le prix du billet.

 Comme il me reste du temps avant 9 heures- rendez-vous Phil pavillon belge – j’en profite pour visiter le pavillon de l’Australie, qui prépare son expo pour 1988 à Brisbane (après expo Vancouver 86)

 L’Australie présente son pays d’une façon claire et simple: son « do you know? et sa projection 3 dimensions (pas en relief) à l’aide de miroirs en bas et en haut.

 Retrouvé Phil à notre pavillon Bob et Bobette.

 Comme les pavillons ferment, nous nous dirigeons pour entrer dans le pavillon « restaurant » où après une collation à la japonaise on monte et on entre au restaurant « belge » où un immense sachet de frites een carton et en mousse nous accueille à l’intérieur, le restaurateur est japonais et il parle anglais. Il n’y a pas de belges ici, nous dit-il; seulement le big-boss, mais il n’est jamais là; peut-être est-il à Tokyo où à Bruxelles?, bref, voilà bien notre mentalité à la belge… Qu’en pensent les Japs avec leur pavillons accueillants malgré les files? Il y a de la bière mais seulement de la Stella et de l’abbaye de Leffe, mais rien ne montre au japonais la différence entre une trappiste et une Ale! mais il ne faut pas s’en faire! Mais qu’est-ce que la henneiken vient faire dans un restaurant belge au Japon?

 La journée se termine et on quitte le restaurant belge, enchantés de notre journée, en traversant l’expo illuminée et accompagnée de la musique de « ce n’est qu’un au-revoir ».

 Nous y retrouvons notre Ryokan et notre « paillasse » japonaise où la nuit sera bien méritée après cette « courrie » sous une chaleur torride mais agrémentée par de nombreux cold drinks. Nous voilà partis pour une nuit au sommeil profond.

 Mercredi 11 septembre 1985

 Lever sous un ciel gris et le vent se lève… Nous quittons notre kimono avec regret et on part à la recherche de notre route 125 qui devrait nous mener à la plage au nord de Narita; malheureusement on va se paumer comme il faut; toutes ces routes se terminent et en T et  plus de n° de route si bien qu’on aboutit toujours dans la même ville de Tsuchiura- énervés à 11 heures on fait demi-tour vers Tsukuba et arrivés, on recherche après avoir reperdus aussi, cette fameuse « Joban expressway, puis Phil reprend le volant en mains- J-P à faim et est énervé paraît-il; enfin, je me laisse faire et Phil, plus malin, retrouve la Joban et même la route 408 qui nous mène à Narita et à New Tokyo Airport.

 La Nissan Sunny plaque 1490 district Tokyo (Chiba) va flâner et on s’arrêtera souvent dans cette campagne calme et merveilleuse.

 Nous y admirons les plantations de bambous géants; les grillons et autres sortes de crickets et cigales criant à tue-tête.

 Plus loin, nous flânons dans un temple, cimetière et charmant village, nous cueillons des bambous et sapin pour boutures; ces derniers trempent maintenant dans un verre d’eau ici, à Flawinne, le 13 septembre 1985, et ensuite, plus loin, moisson du riz à l’aide de petites machines à chenilles qui coupent, ramassent et recueille les grains et abandonne la plante et met les grains en sac.

 Philippe, connaisseur de la chose, tout hesbignon qu’il est, m’explique que les grains vont au moulin.

 Enfin, voilà la fin de la route 408, et nous revoilà arrivés à New Tokyo Airport avec toujours le même suspens R2.

 Après avoir montré nos badge au douanier on ramène la « nissan » devant la porte arrivée. Nous disons au-revoir et merci à la Madame et on la salue encore bien fort et la remercions encore et toujours…

 Nous nous retrouvons ainsi avec nos baguages à la main et courant dans l’aéroport.

 Arrêt aux shoppings souvenirs puis nous décidons de nous débarrasser de nos bagages en les laissant au staf (au rep.) Sabena porte 369, puis collation et déjeuner bien mérité au retour où Phil. préfère le menu occidental accompagné d’un bavarois rose bonbon et d’une bonne bierre japonaise, pas l’heineken hollandaise. Mon menu, lui est le même mais c’est riz et pieuvre découpée plus bonne salade, baguettes, c’est à dire le dernier repas japonais au Japon et avec Phil…

 Ensuite ballades aux shoppings et terrasses extérieures où nous voyons un décollage air France JAL, Corée Airlines et Cie et un 747 SP Pan Am.

 Puis nous retournons prendre nos baguages chez le Représentant Sabena et vien le supense classique des R2, car arrivés au « baggage claim » à 6h20 du soir, comme on nous l’avais dit le Rep., on nous retarde jusqu’à 7h30; shopping, ballade etc… un sabre pour Philippe puis retour au guichet départ. Les douanes préfèrent que l’on envoie les bagages à la soute d’où tapis roulant et étiquettes. Nous garderons avec nous les posters et l’autre sac en bandoulière.

 Nous accédons ainsi au free taxe où j’achète du saké sous les bons conseils de Phil., montre et calculatrice casio pour Papa, puis enfin la douane où on mesure la longueur du sabre et les douaniers hésitent à faire passer ce fameux sabre de Phil. Il faudra que je signe une décharge car Phil. n’ose pas signer et le sabre sera en compagnie du pilote  durant tout la trajet: Sécurité oblige.

 Pendant ce temps Phil. se trouve déjà à l’embarquement pensant qu’il avait déjà commencé.

 On se retrouve à nos places respectives 49F et G  en économique, mais le capitaine refuse d’autres places en business, tant pis ; après l’accueil à bord, on retrouve notre équipage de l’aller.

 Le décollage se déroule à 9 H., il fait noir et après dîner et cinéma (snack) une bonne nuit commence et j’aperçois le lever du jour vers 1H.15, heure de Tokyo. Je décide de photographier un lever de soleil à partir du cockpit. A 1H.45 le soleil se lève à une vitesse folle au travers un brouillard à 33000 ft. D’altitude, cap 70° et soleil droit devant ; et en dessous il y a des nuages à volonté et rassuré, à proximité des russes, on se trouve sur la bonne voie, car on suit des lignes d’avion et tout va bien, car le capitaine nous raconte sans cesse des blagues. Michel, le F/O. reste calme et ne rit pas, il reste attentif à la radio ; c’est mieux comme cela ; ce n’est pas le cas du  flight ingenier ni du mien qui ne cessent de rire.

 Le soleil apparaît et monte à toute vitesse : Voilà un cliché pris au moment où il n’y a pas de pilote puis un autre des nuages. Le « S.A.T. » où température statique atmosphérique est de 47°C puis 48°C en-dessous de zéro. Plus tard, à 3H ¼, c’est la descente et ô émerveillement en apecevant l’Alaska ; une plaine remplie de lacs et rivières en méandres ; c’est la toundra à l’est de Betel, pointe ouest de l’Alaska.

 Ensuite vient un massif montagneux enneigé et, en face, ô merveille, une immense chaîne de montagnes qui s’étend du nord au sud ; au sud il n’y a pas de neige tandis que le nord en est couvert. Le capitaine annonce le mont Mac Kinley en vue à 90 miles à 4° et, en effet, 5 minutes plus tard se détachent au loin deux hauts sommets enneigés. Les plus hauts sommets de l’Alaska et de tous les Etats-Unis d’Amérique sont époustouflants, extraordinaires : Un sommet à gauches, et le mont Mac Kinley à droite : Plus de 6000m. de haut ! Fantastique : Tandis qu’en dessous de nous se trouvent les glaciers classés parmi les plus grands du monde avec des lignes de toutes les couleurs.

 Plus loin, en face, apparaît la plaine d’Anchorage avec cette immense baie qui rentre dans les terres et qui se sépare en deux là où se trouve la ville : C’est de toute beauté ; cette immense baie est remplie, sur la côte ouest d’une centaine de plateformes pétrolières. Plus loin, à l’est, s’élèvent les montagnes, encore une chaîne nord-sud.

 L’avion descend ; le « Oscar Oscar Sierra Lima Delta » a le cap face à la piste qui se trouve droit devant , en bord de mer. Après avoir survolé une île, nous atterrissons.

 Vite, le petit siège et la ceinture avant que les roues tournet, car le capitaine m’a demandé poliment de quitter le siège de l’observateur pour laisser place au mari d’une hôtesse qui lui, voulait poliment que je reste assis, mais je me suis quand-même levé et insisté pour qu’il s’assoie et plaf ! (moins fort qu’à Tokyo ). Il fait 8°C et il y a du soleil, contrairement à la pluie que le capitaine avait annoncé au départ de Tokyo.

 Anchorage, Alaska, Aéroprt internetional. Le SLD est invité à aller à la « gate » 2. Vive l’Amérique !

 Le soleil brille sur l’aéroport de 8°C. et il est environ 10H.15 local time ou 3H15 heure de Tokyo.

 Dès le débarquement à l’intérieur de l’aéroport, c’est l’étiquette transit que nous devons garder en main. Phil. N’est pas content car je suis un profiteur car j’ai profité du siège du cockpit pendant que Monsieur dormait. Je lui ai répondu qu’il cesse de gueuler, mais il ne gueulait pas. Bref, …

 Je suis fatigué et déçu, car les Free taxes regorgent de pull Lacoste et des produits suisses et pas de beaux pulls épais pour l’hiver.

 Il ne fait pas chaud sur la terrasse ensoleillée de l’aéroport ; on peut y admirer l’atterrissage d’un hydravion dans un petit lac situé à proximité et rempli d’autres petits hydravions.

 Après n’avoir vu rien d’intéressant dans les magasins, nous retournons au stand Sabena où nous embarquons.

 Pas de problèmes, nous gardons nos places mais l’hôtesse ne veut plus que l’on pose nos bouteilles de saké dans le placard à portemanteaux pour hôtesses, Il reste place dans les porte-bagages.

 Le décollage est parfait ; ensuite nous apercevons très bien le mont Mac Kinley comme annoncé à gauche et nous sommes à 11200 m. d’altitude, c’est le moment de faire nos adieux aux United States of America. Le soleil s’était levé à 1H.45 et se couche à 8H.30 heure de Tokyo. Quelle courte journée ! Mais le crépuscule a commencé vers 6 heures et fut très long car nous survolions le pôle Nord ; puis, en descendant vers le sud, cap sur Bruxelles, la lueur disparut.

 L’atterrissage à Bruxelles se déroule à 11H.30 soit 6H.30 du matin, heure locale.

 Il fait beau en Belgique et le soleil est levé dès 7h.00, soit une nuit qui a duré 3H30 ! De qoi y perdre le nord !

 Avant le débarquement on prie Mr. De Harenne de contacter le chef de cabine. Phil. Etant réaliste a tout de suite compris. Le capitaine me remet le sabre confié à Tokyo. « Ne le laissez pas tomber, car l’emballage était mal refermé à la douane de Tokyo.

 Je salue par hasard René (Jacobs) de ma brigade qui attend la sortie des passagers pour ensuite faire sa daily.

 Le passage vers l’aéroport se fait en bus jusque B1 où B7 : Celui côté hangar : Nous voilà dans le satellite, poignard en main.

 Nous réglons nos comptes à une vitesse v v’ : C’est agréable ! Puis les sacs enfin, on arrive aux tapis où mon sac est déjà sorti. Celui de Phil – sac vert arrive justement. Le passage des douanes se fait sans problèmes et nous arrivons aux autos ; mes clés sont retrouvées dans la boîte à films – ouf !

 Echange de bagages aux autos ; salut à Philippe et me voilà au kot où Beben sort justement .Chic ! car je n’ai justement pas la clef du kot !

 Voilà un séjour de courte durée et bref qui se termine dans la « Californie de l’Asie » – sans problèmes de billets d’avion -.

                                                       FIN DU VOYAGE AU JAPON